Un moment que j’attendais depuis si longtemps, la découverte d’un pays si mystérieux et grandissant. Corinne et moi avons alloué exactement 30 jours à ce pays, meilleure décision ever !
Mais avant, patience, il nous faut une journée complète en autobus pour se rendre de Bangkok à Siem Reap.
Le Cambodge a ses petites règles, la plus importante bien sûr, est l’obtention d’un visa pour visiter le pays. Nous avions le choix de payer extra afin que nos guides puissent s’occuper du visa. Ce pays est quand même reconnu pour être corrompu. Payer la police pour faire ton visa, c’est considéré comme corrompu ? Je sais pas, mais c’est quand même accepté !
Une fois les visas finies, la prochaine étape, débarquer de l’autobus, puis marcher jusqu’aux douanes. Malheureusement, je n’ai pas pris de photos pour montrer l'état des lieux. Visuellement, pour vous donner une idée, en Thaïlande, on conduit du côté gauche, mais au Cambodge, c’est de l’autre côté. Imaginez, des centaines de voiture et plusieurs personnes à pied changer de voie sur la route ? Le chaos. Facilement pour nous, nous étions à pied.
Une fois de l’autre côté, tu voies et ressens la pauvreté. Plusieurs personnes, surtout des enfants, sont là, en train de quêter de l’argent ou vendre des biens. Oui, ca fait mal, tu te demandes pourquoi lui, pourquoi est-ce que j'ai la chance de voyager, pourquoi. Et marchant plus loin, tout semble contrasté. L’envers de la pauvreté, les jeux d’argent. Plusieurs thaïlandais se rendent ici pour jouer, car c’est illégal de l’autre côté de la frontière. La ligne entre la pauvreté et la richesse est vraiment mince ici.
De la frontière à Siem Reap, il reste encore environ 4 heures de route. Pendant ces 4 heures, l’air clim de notre autobus a décidé de ne plus fonctionner. Il faisait chaud, chaud comme quand tes cuisses collent sur un banc en cuire. Notre inconfort est venu à terme rapidement lorsqu’un autre autobus est venu remplacer le nôtre. Ah, je n’ai jamais autant aimé le froid à ce moment-là de ma vie ! No joke.